ServiceNow annonce un passeport cryptographique pour encadrer les permissions des agents
ServiceNow a annoncé AI Passport, un justificatif signé cryptographiquement qui doit vérifier en temps réel les actions autorisées d’un agent ou d’un serveur MCP. La solution s’intègre à sa plateforme de gouvernance des agents.
Pourquoi c'est important
Le dispositif déplace le contrôle des agents de l’audit après coup vers une autorisation vérifiable à chaque étape, y compris pour des agents tiers.
Resume
Le passeport doit s’appuyer sur le contexte métier, les politiques de risque et les approbations de workflow. En cas d’écart, la plateforme prévoit des réponses graduées allant de la redirection à la révocation ou à l’arrêt de l’agent.
Le point a retenir
La permission d’un agent pourrait devenir un objet signé, révocable et opposable au moment de l’exécution.
Sources vérifiées
- https://newsroom.servicenow.com/press-releases/details/2026/ServiceNow-advances-its-operational-harness-for-enterprise-AI-with-AI-Passport-and-expanded-governance-capabilities/default.aspx
- https://www.expresscomputer.in/news/servicenow-introduces-ai-passport-to-strengthen-enterprise-ai-governance/140049/
Texte source original
ServiceNow a présenté AI Passport, une couche d’autorisation destinée aux agents d’intelligence artificielle et aux serveurs Model Context Protocol. Le produit doit fournir à chaque agent un justificatif signé cryptographiquement indiquant les actions, outils et données qu’il est autorisé à utiliser pendant un workflow composé de plusieurs agents. Les droits seraient établis à partir du contexte métier présent dans la base de configuration de ServiceNow, des politiques de gouvernance et de risque, ainsi que des validations intégrées aux workflows. La plateforme doit vérifier ces droits à chaque étape. Lorsqu’un agent sort de son périmètre, elle prévoit des réponses graduées : réorientation, restriction, rétablissement du bon contexte, révocation ou arrêt. Nvidia est partenaire de conception pour une implémentation reposant sur son Open Agent Safety Platform. AI Passport, la détection de l’IA non autorisée et la gestion des coûts sont annoncés pour le quatrième trimestre 2026 ; ils ne sont donc pas encore disponibles de façon générale. Le principe propose néanmoins une réponse précise au problème des agents tiers : ne pas se fier à ce qu’un agent déclare pouvoir faire, mais vérifier une autorisation émise par le système de gouvernance et conserver une trace complète des décisions.